« Je sème à tout vent », c’est la devise des Editions Larousse avec l’image d’une dame soufflant sur une fleur en graines, un pissenlit !
Cette fleur jaune, cauchemar des jardiniers, est une adventice
(« mauvaise » herbe, non désirée), elle s’appelait autrefois « dent-de-lion »
(< « dens leonis » en latin) en raison de la forme dentelée
de ses feuilles. Ce terme se retrouve dans pratiquement toutes les langues
européennes : « dandelion » en anglais, « dente
di leone » en italien, « Löwenzahn » en allemand, « leeuwenstand »
en néerlandais, « dintele leului » en roumain, « dans-lew »
en norvégien …etc.
Le nom scientifique est
« Taraxacum officinale » mais en raison de ses vertus
diurétiques bien connues des Anciens, on l’a surnommée « pisse-au-lit »
devenu « pissenlit ».
On la connaît aussi sous le nom de « chicorée
jaune » ; sa racine pouvant descendre à 50cm de profondeur,
elle est donc difficile à éradiquer surtout qu’elle pousse partout quelle que
soit la nature du sol. Elle secrète, un peu comme l’hévéa, une sorte de
latex qui a été utilisé en Russie pour fabriquer du caoutchouc. Sa
floraison est particulièrement longue, d’avril à octobre, et chaque
inflorescence produit 2 à 300 petits parachutes qui portent ses semences
et volent au vent. D’où la devise du Larousse.
L’occasion de rappeler
un jeu (ou croyance ?) d’autrefois : il faut souffler très fort sur
la fleur en graines en faisant un vœu. Il se réalisera si toutes les graines se
sont envolées !
Autant savoir.