L’éditeur Grasset a annoncé qu’il mettait fin à sa collaboration avec Thélyson Orélien à la suite des suspicions d’utilisation de l’IA dans ce roman. La descente aux enfers pour l’auteur Québécois qui avait déjà été retiré des nominés pour le prix Goncourt.

J’ai acheté ce livre et l’ai lu … d’une traite ! C’est
diablement bien fait : poignant, captivant, impossible de rester
insensible au parcours de ce migrant haïtien, Jonas Dorléon. Si l’IA a été
utilisée pour l’écriture, le résultat est bluffant car le style paraît très
personnel. En voici un extrait représentatif de l’ensemble et qui
permet d’en juger :
« Ce
jour-là, le soleil n’avait pas de pitié. C’était un soleil de punition, un
soleil qui cognait, qui voulait qu’on crache nos péchés avant midi. Et nous,
les migrants, les réfugiés, les déplacés, les trop vivants, on était là, collés
les uns aux autres dans un camp improvisé près de Payita, à la frontière du
Panama, sur un terrain vague prêté par personne, bordé par la jungle d’un côté
et un poste frontière de l’autre.
On appelait ça un « point humanitaire ». Un joli nom
pour une bête sale.
Des tentes en plastique. Des chiottes portatives qui puaient avant
même qu’on les utilise. Des matelas posés à même le sol que même les chiens
refusaient d’approcher. Et nous là-dedans, des centaines de corps usés,
certains avec des papiers, d’autres avec des rumeurs, tous avec le même rêve :
continuer. »
Une machine peut-elle écrire ainsi ? Si elle est
intervenue, il y a incontestablement un humain qui l’a guidée. Le résultat en
tout cas est une réussite.
Autant savoir.
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