Dans la mythologie gréco-latine, le rémora ou échénéide, ce poisson qui se colle sur la peau des requins ou cétacés, avait un pouvoir magique et les Anciens croyaient que, grâce à sa ventouse surpuissante, il était capable d’arrêter un bateau à voiles ou une trirème. Pline l’Ancien (23-79 après JC) raconte que, lors de la bataille navale d’Actium en 31 avant JC, un rémora aurait bloqué le vaisseau amiral de Marc-Antoine (allié de Cléopâtre) l’empêchant de manœuvrer, ce qui a donné la victoire à son adversaire Octave, le futur empereur Auguste (voir illustration).

Cette capacité de succion est à l’origine de ses noms :
« rémora » est dérivé du verbe latin « remorari »
qui signifie retarder ou arrêter. Le terme scientifique « échénéide »
vient du grec « echein + naos » = retenir + bateau.
On rapporte aussi que les pêcheurs de l’océan Indien
prennent des rémoras et les relâchent avec une corde à la queue. Quand
ceux-ci se collent à la carapace d’une tortue, il suffit de tirer pour capturer
la tortue, la ventouse ne lâche pas.
Il vit dans les mers chaudes souvent en compagnie des
requins et cétacés : il s’accroche à eux et, opportuniste, se nourrit des
parasites de son hôte et des restants de ses repas.
Ne pas confondre les
rémoras ou échénéides avec les poissons-pilotes qui accompagnent
également les requins. Contrairement à leur dénomination (pilote), ils ne servent pas de guide
mais suivent le squale pour profiter de ses restes de nourriture.
Autant savoir.
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