dimanche 18 octobre 2026

Rémora ou échénéide.

Dans la mythologie gréco-latine, le rémora ou échénéide, ce poisson qui se colle sur la peau des requins ou cétacés, avait un pouvoir magique et les Anciens croyaient que, grâce à sa ventouse surpuissante, il était capable d’arrêter un bateau à voiles ou une trirème. Pline l’Ancien (23-79 après JC) raconte que, lors de la bataille navale d’Actium en 31 avant JC, un rémora aurait bloqué le vaisseau amiral de Marc-Antoine (allié de Cléopâtre) l’empêchant de manœuvrer, ce qui a donné la victoire à son adversaire Octave, le futur empereur Auguste (voir illustration).

                                            

Cette capacité de succion est à l’origine de ses noms : « rémora » est dérivé du verbe latin « remorari » qui signifie retarder ou arrêter. Le terme scientifique « échénéide » vient du grec « echein + naos » = retenir + bateau.

On rapporte aussi que les pêcheurs de l’océan Indien prennent des rémoras et les relâchent avec une corde à la queue. Quand ceux-ci se collent à la carapace d’une tortue, il suffit de tirer pour capturer la tortue, la ventouse ne lâche pas.

Il vit dans les mers chaudes souvent en compagnie des requins et cétacés : il s’accroche à eux et, opportuniste, se nourrit des parasites de son hôte et des restants de ses repas.

                                   

Ne pas confondre les rémoras ou échénéides avec les poissons-pilotes qui accompagnent également les requins. Contrairement à leur dénomination (pilote), ils ne servent pas de guide mais suivent le squale pour profiter de ses restes de nourriture.

Autant savoir.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Rémora ou échénéide.

Dans la mythologie gréco-latine, le rémora ou échénéide, ce poisson qui se colle sur la peau des requins ou cétacés, avait un pouvoir magiqu...