Louis Bourdaloue (1632-1704) était un Jésuite célèbre du XVIIème siècle français. Il a été de nombreuses fois appelé pour prêcher devant le roi Louis XIV. Contemporain de Bossuet, son éloquence attirait les foules ; avec des mots simples et justes, il savait capter son auditoire que ce soit à la cour ou devant un public populaire.
Une rue de Paris porte son nom et dans les années
1850, un pâtissier de cette artère, Nicolas Bourgoin, a créé une nouvelle recette
de tarte et tout naturellement, on l’a dénommée « tarte Bourdaloue »
qui au départ était faite à base d’amandes pilées. Par la suite, on y ajoutera
des poires. Cette pâtisserie est toujours populaire, surtout en Ile-de-France.
Mais existe aussi le mot « bourdalou »
(sans e) qui désignait un accessoire bien utile aux dames de la bonne société
au XVIIème siècle. Il était de bon ton d’assister aux prêches du Père
Bourdaloue, mais ceux-ci étaient très longs, plus de deux heures, écrit Mme de
Sévigné dans ses lettres ! Alors, pour faire face à un besoin naturel pressant,
discrètement sous leurs jupes et crinolines, les dames se soulageaient dans un
petit réceptacle qui a été surnommé « bourdalou » vu qu’il était
souvent utilisé lors des homélies de notre Religieux. Il était aussi employé quand
on allait au théâtre ou comme vase de nuit.
Ajoutons que « bourdalou » a aussi une autre
acception : c’est le ruban qui entoure un chapeau, un feutre. C’est
un peu passé de mode mais cela vient, dit l’encyclopédie Larousse de 1935, de
Louis Bourdaloue qui avait coutume d’en porter.
Autant savoir.
Ce billet m’a été suggéré par Michel L, un érudit qui
connaissait particulièrement bien ce sujet. Merci à lui !
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