samedi 16 mars 2024

Coup de grâce

A l’origine, c’est le coup final, mortel qui abrégeait les souffrances du supplicié. Autrefois les exécutions étaient précédées de diverses formes de tortures : les brodequins, le fer rouge, l’eau bouillante, la roue, l’absorption d’eau, l’empalement… Il fallait faire souffrir longtemps avant la mise à mort. Mais parfois le bourreau faisait preuve de mansuétude : par exemple il étranglait le condamné avant qu’il ne soit brûlé vif. C’était une « grâce », une faveur qu’on lui accordait. Il arrivait que les proches paient pour que l'exécuteur abrège les souffrances.

La « question » avec les brodequins qui broient progressivement les jambes (Monument à Abbeville, le supplice du Chevalier de La Barre en 1766). Après ses « aveux », on lui a arraché la langue, il a été ensuite décapité. Il n’a pas bénéficié du coup de grâce.

Avec le temps, l’aspect « humanitaire » de l’expression a été oubliée, on n’a plus retenu que l’issue fatale du geste. Maintenant le coup de grâce c’est ce qui met fin à une situation déjà bien compromise.

Autant savoir.

 

 

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