samedi 17 décembre 2022

Remède de bonne femme

« Remède populaire ordonné et administré par des personnes étrangères à l’art de guérir », c’est la définition du Larousse.

Cette expression vient du latin mais a été détournée de son sens originel par une mauvaise interprétation du terme « bona fama ». Des gens sans doute peu lettrés ont traduit le « fama » en « femme » alors que l’expression voulait dire « remède de bonne réputation ».

On retrouve en français d’ailleurs la racine « fama » (la renommée latine) dans les mots « fameux », « mal famé » ou « infâme ».

Les Anglais disent à peu près la même chose avec « Old wifes remedy » tandis qu’en espagnol, c’est « remedio casero » (médicament fait à la maison) et en italien « rimidio empirico » (remède empirique, basé sur l’expérience, le savoir-faire).

Parmi les « personnes étrangères à l’art de guérir » comme dit le Larousse, il y a également les rebouteux. Eux aussi n’ont pas de diplôme mais on va chez eux pour soigner un mal de dos, une articulation douloureuse, une affection résistante à la médication classique. Ils prétendent avoir un don inné pour soulager la douleur grâce à leurs gestes ou leur magnétisme. Charlatans ou vrais thérapeutes ?

Etymologie : le « rebouteux » c’est celui qui « reboute » qui remet en bonne place (bout à bout) ce qui ne fonctionne pas bien chez son patient.


Autant savoir.

 

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