Quand tout devient compliqué, tordu ou pimenté, on dit que « ça se corse ». Cette tournure vient-elle de la Corse, île réputée pour la caractère ombrageux de ses habitants au sang chaud, vivant selon leurs propres règles ?
On trouve cette explication sur le net mais elle est erronée :
le « corse » de l’expression
est dérivé du mot « corps » ; cela veut dire que cela
prend du corps, de la consistance…
Et c’est ainsi qu’on dit qu’une affaire se
corse quand elle devient plus compliquée, qu’une note est corsée si
l’addition paraît élevée. On peut parler aussi d’un vin corsé et d’un
aliment corsé si on a rehaussé son goût par divers ingrédients. Et
on peut corser une histoire qu’on raconte en la rendant plus
intéressante, plus piquante…
Quant au nom de l’île, il vient du grec ancien « Kurmos »
qui signifiait pointe ou cap. Et au XIXème siècle, on a commencé (pour attirer
le tourisme) à l’appeler l’île de beauté en raison de la
magnificence et de la variété de ses paysages, allant des plages à la montagne :
au centre le « Monte Cinto » y culmine à 2706
mètres !
A noter que l’étymologie de « corsaire » est
encore différente. Le terme vient de l’italien « corsaro » issu du latin
« cursus ». Etaient qualifiés de corsaires ceux qui avaient reçu du
roi une « lettre de course » les autorisant à attaquer les
navires marchands ennemis. En cela ils se distinguaient des pirates. Le plus
célèbre est Surcouf (1773-1827) originaire de Saint-Malo.
Autant savoir.