Le 4 mai 2026 débutera à Mons le procès en cour d’assises de Paolo Falzone qui, roulant en voiture à une vitesse folle, avait causé le 20 mars 2022 la mort de six personnes qui préparaient le carnaval à Strépy dans le Hainaut. Selon les prévisions, les débats se termineront … le 30 juin !
Cette durée interpelle : deux mois … pour fixer
la peine d’un individu manifestement coupable. On va entendre les témoins, les
proches des victimes qui exprimeront leur douleur, on comprend leur chagrin
mais est-il bien nécessaire de consacrer autant de temps et de moyens (humains
et financiers) à cette affaire ?
La cour d’assises est un luxe à notre époque où la
Justice clame qu’elle manque de tout pour fonctionner correctement. Combien
de dossiers ne vont pas s’accumuler sur les bureaux des magistrats, greffiers,
avocats, tous retenus par les assises de Mons ? C’est louable de se donner
le temps mais … ici c’est au détriment d’autres justiciables en attente de leur
procès. Alors n’est-il pas urgent de revoir en profondeur cette juridiction
théâtrale d’un autre âge, héritée de Napoléon en 1810 ?
L'avocat, caricature d'Honoré Daumier (1835)
Le mot « assises » est dérivé du verbe
« s’asseoir », ce terme était déjà employé au Moyen-Age pour les
procès présidés par le Seigneur du lieu. On imagine qu’il était assis tandis
que les plaignants ou accusés devaient rester debout. On parle d’ailleurs
actuellement de la magistrature assise par opposition aux avocats qui plaident
debout.
Autant savoir.
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